Des associations tunisiennes exigent la libération des deux jeunes arrêtés lors de la manifestation de Barakat à Alger

Après les ONG algériennes et internationales, des associations tunisiennes se mobilisent pour la libération de Mohamed Kadi et Moêz Bennacir, arrêtés lors d’une manifestation du mouvement Barakat, le 16 avril à Alger. Dans un communiqué publié vendredi, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) « exige la libération des deux jeunes gens et la cessation des poursuites à leur encontre ». Moêz Bennacir est un ressortissant tunisien.

Cette organisation  « s’inquiète et dénonce la vague de répression continue, avant, pendant et après les élections présidentielles en Algérie ». « La solidarité maghrébine doit aussi s’exprimer dans la lutte commune contre la répression des libertés et des violations des droits de l’Homme où qu’elles soient (…). Une campagne internationale est actuellement en cours pour exiger la libération des deux jeunes militants », assure-t-elle.

Pour sa part, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux lance un appel à tous les mouvements sociaux et politiques dans le grand Maghreb et dans le monde entier pour soutenir les deux jeunes détenus et toutes les « forces démocratiques qui militent pour la liberté, la dignité et la justice » en Algérie.

Le 16 avril, le militant de RAJ, Mohamed Kadi et Moêz Bennacir avaient été arrêtés par la police lors d’une manifestation du mouvement Barakat, organisée à la veille de l’élection présidentielle. Ils sont en détention provisoire, depuis plus de deux semaines, à la prison de Serkadji pour « attroupement non armé qui peut troubler la tranquillité publique ».

Leur procès aura lieu demain dimanche au tribunal de Sidi M’hamed à Alger.


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