Wali de Annaba. Belaïz dénonce « des rumeurs dénuées de tout fondement » 

Tayeb Belaiz

Le gouvernement réagit. Enfin. Le ministre de l’Intérieur a estimé, ce mercredi 31 décembre, que les « propos qui circulent sur de prétendues pressions et contraintes qui seraient à l’origine du décès du Wali de Annaba, Mohamed Mounib Sendid » étaient « des rumeurs dénuées de tout fondement ». Dans une déclaration faite à la presse à l’issue de la mise en service du centre d’appel de son département ministériel et rapportée par l’agence APS, Tayeb Belaïz a assuré que « le défunt ne s’est jamais plaint au ministère de contraintes ni de pressions ni encore d’abus de pouvoir ».

« La famille réagira demain »

« Tous les propos colportés à propos de son décès ne sont que des rumeurs dénuées de fondement », a insisté le ministre qui s’interroge sur « les motifs d’un tel comportement ». « Toutes les sources, officielles et autres, concordent sur l’absence de preuves que le défunt a subi ou qu’il fut sujet de pressions ou contraintes quelconques », a dit Tayeb Belaïz avant d’annoncer : « La famille du défunt qui corrobore mes propos réagira demain au plus tard pour dénoncer de telles rumeurs ».

Le ministre de l’Intérieur a appelé à ne pas faire de « surenchère » autour de la mort du wali de Annaba. Il a démenti le fait que l’ancien wali ait présenté sa démission à trois reprises. « Je ne tolère pas que des pressions soient exercées par qui que ce soit sur des responsables de l’Etat au niveau des wilayas », a-t-il lancé en appelant celui qui prétend que le wali avait subi des contraintes d’apporter « des preuves ». L’Etat « ne fonde pas ses politiques ou ses décisions sur des paroles », a-t-il rappelé.

Tayeb Belaïz a regretté le fait que des « personnalités connues pour leur sagesse et leur perspicacité aient construit leurs thèses sur de viles rumeurs et propos de rue, non sur des preuves ». Plusieurs responsables de partis politiques sont montés au créneau et ont réclamé une enquête sur le décès du wali de Annaba.


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