Fête de l’Aïd : où les Algériens et les Émiratis égorgent leur mouton

moutons

À deux jours de l’Aïd-El-Adha, beaucoup de familles algéroises ont acheté leur mouton et n’attendent plus que le jour J pour faire le sacrifice. Mais où vont-elles égorger leur mouton ? « On a une sorte de parking dans lequel on égorge tous les moutons de la cité », nous indique une jeune fille habitant le quartier populaire de Belouizdad (Belcourt). « Mais l’état du quartier après le sacrifice devient catastrophique », reconnaît-elle. « Je suis passée une fois par la rue Victor Hugo pendant l’Aïd, j’ai vu du sang sur les trottoirs et les peaux des moutons accrochées aux arbres. Les rues d’Alger-centre sont devenues affreuses, ce jour-là », raconte une autre jeune fille habitant le quartier du Golf.

Les promoteurs immobiliers ne prévoient pas d’endroits spécifiques pour égorger le mouton. Même les parkings n’existent pas dans certaines cités. Et comme aucune loi n’interdit d’égorger le mouton dans la rue, c’est l’anarchie. La question n’est même pas abordée par les responsables. Mais comment ça se passe dans les autres pays musulmans ?

L’exemple des Émirats Arabes unis

Aux Émirats arabes unis, par exemple, le sacrifice des moutons est très organisé. « Tous les moutons sont égorgés dans les abattoirs », indique une algérienne installée dans l’Émirat de Sharjah.

Bilel Bensalah, fondateur du portail d’informations francophone bonjourdubai.com, affirme qu’aux Émirats, la loi interdit strictement d’égorger les moutons à la maison, même dans les villas. «  Tous les abattoirs sont mis à la disposition des citoyens pour égorger leurs moutons. Ils peuvent le faire eux-mêmes comme ils peuvent confier la tâche à un sacrificateur. Mais la plupart optent pour cette dernière option », indique-t-il.


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