La crise en Crimée ouvre de nouvelles perspectives pour le gaz algérien

Gaz algerie

« On ne peut plus continuer à tergiverser dans la construction du pipeline de  Sardaigne-Algérie, qui se fait plus urgent  et plus stratégique que jamais. Il faut agir vite pour éviter à l’Europe et à l’Italie de continuer à être tributaires du gaz russe ». Ces propos sont du député de la Sardaigne Mauro Pilli, tenus ce jeudi 3 avril dans les colonnes du journal italien Quotidiano Libero.

La crise internationale qui a opposé les pays occidentaux à la Russie au sujet de la Crimée a rendu urgent et indispensable le pipeline Algérie-Sardaigne-Europe dans le damier énergétique international, estime le journal. Il s’agit d’un tournant dans l’histoire contemporaine, souligne le journal, et comme tout type d’évènements de telle envergure, il est indispensable de repositionner l’infrastructure énergétique dans ce nouveau contexte, ajoute-t-il.

« Le projet du pipeline Algérie-Sardaigne-Europe serait une réponse immédiate et urgente », explique le député de la Sardaigne. La diplomatie italienne et le ministère des Activités productives sont en train d’engager actuellement des négociations avec les autorités algériennes, afin d’entamer immédiatement la réalisation du pipeline Algérie-Sardaigne-Europe, selon la même source.

L’Europe dépend du gaz russe à  30%, rappelle le journal, en mettant en exergue la nécessité d’une autonomie énergétique pour l’Europe, après le rattachement de la Crimée à la Russie. L’alternative d’un gaz provenant des États-Unis reste peu crédible, compte tenu des coûts faramineux que représenterait le transport jusqu’en Europe.

« Il est plus que jamais essentiel de se détacher du gaz russe, en se retournant vers le sud de la Méditerranée, qui représente l’opportunité projective la plus avancée », insiste le député de la Sardaigne. Selon lui, si toutes les autorisations sont obtenues, le projet de réalisation de ce pipeline pourra démarrer immédiatement.

 


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